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Nature à Lyon

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Ah les fameux trois fleuves: la Sâone, le Rhône et… le Beaujolais. Lyon a toujours vécu les pieds dans le vin, du beaujolais essentiel au Rhône septentrionnal. Mais voilà que de dangereux rebelles ouvrent des bistrots comme autant de nouveaux horizons et redécoupent façon puzzle le naturel qui va du Massif central aux Alpes, comme autrefois l’Europe allait de l’Atlantique à l’Oural. Voici 5 adresses Omnivore pour autant de nouveaux pôles.

Bistrot Compa

20 place Carnot
69002 Lyon
Fermé samedi-dimanche
25-50€

Compa l’a dans l’œil et dans l’aménagement de territoire. Depuis son arrivée place Carnot, juste avant que la France ne sorte de la pandémie, ce bistrot des bords de Perrache (la gare grise et moche que les lyonnais voyageurs adorent détester, vous aussi) a remis un éclairage tendre et une raison d’y venir. On s’y presse désormais pour une carte de déjeuner à 22€ toujours maligne dans l’offre bistrotière – poulpe snacké d’épices, chou-fleur rôti façon Otollenghi, riz au lait d’anthologie – mais surtout pour son furetage malin des valeurs natures régionales. De la Savoie, Jacquère du Domaine Dupraz, au Beaujolais pet-nat du Domaine Saint Cyr en passant par les côtes du Jura de Macle… Grâce à Compa, Lyon reprend sa polarité géographique en redonnant vie à toutes une région viticole.

Cocotte

2 cours d’Herbouville
69002 Lyon
Fermé dimanche et lundi
50-70€

Presqu’île lyonnaise de la Vertigo Family parisienne (voir Scan p.8), Cocotte a été partie-prenante de la relance très sérieuse des bistrots lyonnais à la fin des années 2010. Et pour cause: Julien Fouin, le taulier du groupe qui habite Lyon et Massimiliano Monaco, le chef italien associé, ne rigolent pas avec les principes. Les légumes d’Agriz dans la Drôme, les volailles de la ferme d’Alice dans le Cantal… tout est sourcé pour apporter la meilleure des bases à cette cuisine de rôtisseur au tempérament de braise. Les pièces à partager pleuvent au pied de la Croix Rousse et le fleuve Beaujolais dégringole au fil du Rhône voisin – on est sur les quais. Car en cave, là non plus, ça ne rigole pas. Les Marsannay de Sylvain Pataille côtoient les rares rhônes de Gangloff ou de la famille Vernay ainsi qu’une grande partie de plaisirs savoyards ou jurassiens. Vedi, vini, vici!

Grive

1 rue du Viel renversé
69005 Lyon
Fermé dimanche et lundi
40-60€

Quand Olivier, le boss-ex-du-clubMed-devenu-passionné-de-vin-nature, s’accroupit juste à côté de vous pour vous relire l’ardoise du jour et commencer à s’enquérir de vos envies et goûts de vin, c’est l’assurance d’une déconnection immédiate du monde de dehors. Grive a cette capacité de cocon, cette suave sensualité d’un moment d’oubli au monde. Olivier est un poétique, un passeur-connaisseur tout en douceur des vins de Loire notamment, qu’il chérit et sait vous faire aimer, parfois même – souvent! – à rebroussepoil de vos certitudes. Les chenin de Jean-Christophe Garnier ou de Benoit Courault, le beaujo blanc de Julien Merle… Mais surtout laissez-vous faire, la plupart des vins n’étant pas sur la carte. Avec ça, un pâté-croûte de compétition, des cromesquis de ris de veau croquants-fondants et l’une des cartes bistronomiques les plus agiles de Lyon!

Le Troquet

34 rue des Remparts d’Ainay
69002 Lyon
Fermé samedi et dimanche
25-40€

Juste après le Covid, le Troquet des Sens s’est refait une beauté et a perdu au passage la deuxième partie de son enseigne. Comme s’il fallait encore plus se concentrer sur l’essentiel, au-delà de la raison sociale. Et c’est juste: ici on cuisine, comme un vrai troquet en perpétuelle régénération d’inspiration. Des plats du midi pointus à spectre large; boudin, poulpe, joues de porc, couteaux, placés sur la ligne de feu par un Florian Béal des plus habiles à manipuler l’assaisonnement juste, la purée prodigue, les jus profonds. Le coup du midi est vif, plié dans la bonne humeur, en même pas une heure, par Benjamin et Mathieu qui passent indifféremment de la cuisine à la salle. Ça marche pareil le soir avec plus de temps, mais toujours la palanquée de crus du Beaujolais, les riesling de Catherine Riss, les Clessé de Vallette… Tout ce qu’il faut boire dans celui qui s’impose comme l’un des meilleurs troquet lyonnais.

Soif!

4 rue Terme
69001 Lyon
Ouvert 7/7 soir
40-60€

Ça fait gling-gling au premier étage et glou-glou au rez-de chaussée! On traduit: jeux videos à gogo pour Gen Z en mal de retrogaming 90 et vins natures à – quasi – volonté pour quête d’émotions bachiques biodynamiques. Soif ! a jailli au bas des pentes de la Croix Rousse, à deux pas de la Place Sathonay, il y a quelques mois pour apporter sa marée de raisins libres, soit plus de 400 références patiemment collectées par le fin Arthur Verdiel dans une large palette aromatique aux tarifs ciselés. On boit ainsi un Pinot noir d’Alsace des Vins de Yura 2022, tout en délicatesse, en croquant dans une revisitation de saucisson pistaché dopé à la cervelle des canuts ou encore un patanegra au gras boosté d’un gaspacho façon spicy margarita. Bref on ne s’ennuie pas!